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Histoire |
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La conquête musulmane a commencé dès 682. La première cité musulmane en Tunisie étend sa domination jusqu'aux côtes atlantiques et l’islamisation des populations progresse. Mais Berbères et Byzantins se soulèvent contre l'envahisseur et en 740, une importante révolte éclate contre les autorités de Damas. Peu à peu, le territoire prend sa liberté et se morcelle en différents royaumes et principautés. Différentes dynasties vont alors marquer profondément l’histoire du Maroc en devenir.
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LE PROTECTORAT
Au milieu du XIXe siècle, les tensions politiques, militaires et commerciales commencent à se faire dures avec la France et l’Espagne. Le pays s’endette auprès des banques étrangères et se voit contraint de signer des traités avec la France, l’Angleterre et l’Espagne. Au début du XXe siècle, des ressortissants européens sont assassinés au Maroc. C’est le prétexte que choisit la France pour occuper Casablanca. En 1909, l’Espagne commence sa conquête du Rif. En 1911, le Sultan Moulay Hafid fait appel aux Français pour libérer la ville de Fès. L’armée française est entrée au Maroc : le Sultan est contraint de signer un traité de Protectorat, le 30 mars 1912 tandis qu’une partie du territoire passe sous influence espagnole. Dès cette année, le Général Lyautey sera élevé au grade de « Résident général du Maroc » et désignera Rabat comme capitale du pays. Mais les présences française et espagnole ne se passent pas sans heurts : en 1921, Abdelkrim El Khattabi mène « la révolte du Rif » et s’oppose vaillamment à la domination européenne. Alors que la France accroît ses prérogatives sur le pays, le Sultan Mohammed V monte sur le trône en 1927. Pendant la Seconde guerre mondiale, il aura une attitude exemplaire à l’égard des Juifs marocains, cherchant à les protéger du régime de Vichy. Dès la sortie de la guerre, le manifeste de l'indépendance est proclamé et Mohamed V se prononce officiellement en sa faveur en 1947. Les négociations n’aboutissent pas. Au contraire, une crise éclate, des mouvements insurrectionnels se développent dès le début des années 1950. Mohamed V est envoyé en exil en 1953. En novembre 1955, son retour d’exil signe la fin du Protectorat et le début de l’Indépendance, reconnue en 1956. Le Roi Mohamed V rédigera la première Constitution. |
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L’INDEPENDANCE
A la mort de son père, Hassan II monte sur le trône le 3 mars 1961. Il cherche à consolider l’indépendance en renvoyant toutes les troupes étrangères. En novembre 1975, il organise la « Marche Verte » suivi par le peuple marocain, pour récupérer les provinces sahariennes. Il a également doté le pays d’une des plus grandes mosquées au monde, joyau architectural bâti sur l’eau : la mosquée Hassan II de Casablanca. Dans le courant des années 1990, le pays s’ouvre à la transition démocratique. Transition qui sera consolidée après la mort d’Hassan II le 23 juillet 1999. Mohammed VI, actuel souverain du Maroc a été intronisé le 30 juillet de la même année. Le jeune monarque a accéléré les réformes et engagé le pays, résolument, sur la voie de la modernité. En lançant le processus de réforme du code de la famille en 2003 (ou Moudawana), il a permis une plus grande égalité entre hommes et femmes. |
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LES DYNASTIES
La Dynastie idrisside, première dynastie musulmane, d'origine moyen-orientale s’implante en 788. Trois ans plus tard, est fondé l'État Marocain. Idriss Ier, descendant d'Ali, gendre du prophète, avait fui l'Arabie pour échapper au massacre. Installé à Volubilis, il fonde la ville de Fès qui deviendra après sa mort capitale du royaume en 792. La dynastie développe la ville qui connaît une grande prospérité économique et culturelle. La prestigieuse mosquée Quaraouiyine est bâtie en 859. La dynastie s’éteint en 1055 et cède la place à la dynastie almoravide. Celle-ci, originaire du Sahara, a pour Sultan Youssef Ibn Tachfine, qui fonde la ville de Marrakech vers 1070. Il réalise également l'unification politique entre le Maroc et l'Espagne musulmane. C’est sous son impulsion que la civilisation andalouse se répand dans le Maghreb. Grand conquérant, il s’empare de l'Espagne jusqu'à l'Ebre. Vient ensuite la dynastie almohade fondée par Ibn Toumart et son disciple Abdel-Moumen. Ces Berbères, originaires du Haut-Atlas, prennent Marrakech pour capitale et érigent la fameuse Koutoubia. Abdel-Moumen unifie l'Afrique du Nord. Son successeur Yacoub El-Mansour poursuit l’expansion almohade et relie l'Andalousie à l’empire. Les défaites militaires suivront pourtant, annonçant la décadence de la dynastie almohade et annonçant celle des Mérinides. Berbères également, ils reprennent Fès comme capitale et y bâtissent plusieurs medersas restées célèbres (medersas El-Attarine et Abou Inane, entre autres). Le Sultan Mérinide Abou Youssef Yacoub signe la fin des Almohades en s’emparant de Marrakech en 1269. Cette fois, c’est la peste noire de 1348 qui aura raison de la dynastie Mérinides. Les Portugais et les Espagnols, s'installent sur la côte et la résistance s’organise, donnant naissance à la dynastie saadienne fondée par des descendants du Prophète dont Ahmed Al Mansour Eddahbi sera l’une des figures de proue. Suivra la dynastie alaouite fondée par Moulay Ali Chérif, issue des chorfas de Tafilalet descendants d'Ali. Ils s’imposent en 1666 et cherchent à unifier le Maroc. Moulay Ismaël bâtit la ville de Meknès en 1672, qui devient la capitale du royaume. Par ses conquêtes, il est le fondateur de l’empire chérifien. Son successeur, Sidi Mohamed Ben Abdallâh ou Mohamed III tâcha de consolider l’empire sur le plan diplomatique et conclut une série d’accord de paix et de commerce (Il fut l’un des premiers hommes d’Etat à reconnaître les Etats-Unis d’Amérique qui venaient de proclamer leur indépendance). Le Maroc lui doit aussi la fondation de la ville de Mogador, actuelle Essaouira, dont les plans furent confiés à un architecte français. |
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